Diocèse de Toulouse - Auzeville, Corronsac, Castanet, Deyme, Mervilla, Pechabou, Pompertuzat, Rebigue

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Mot du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Castanet et de Saint Orens,

Après l’intervention de monseigneur Le Gall il est important pour moi de vous rejoindre et de vous donner quelques nouvelles.

Personnellement, après ma chute et ma fracture du poignet le 4 octobre, j’ai été opéré vendredi de la semaine dernière. Je me remets un peu tous les jours.

Ce week-end de Toussaint, vous allez découvrir de nouveaux visages. Les quatre prêtres de l’équipe ainsi qu’Irénée, nous sommes cas contact, donc confinés depuis mercredi matin. Par conséquent, nous ne pourrons pas célébrer la messe. Nous serons bien en communion de prière avec chacun et chacune d’entre vous.

A partir de mardi matin 3 novembre nous n’avons plus la possibilité de célébrer les cultes publics.

Cette décision nous affecte profondément et nous prépare à vivre de grands sacrifices. Offrons-les pour la Paix des cœurs et la Paix dans le monde.

La newsletter quotidienne va reprendre comme au premier jour du confinement. Elle tissera toujours le lien fraternel dont nous avons tellement besoin dans nos communautés.

Renforçons la charité en suppliant le Christ de nous conduire dans l’unité.

Bonne fête ! Ensemble soyons saints comme notre Père céleste est Saint.

Mot du Père Daniel

Dans sa parole, Jésus nous donne le commandement suivant :

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Matthieu 22.39

Mais qu’est-ce que s’aimer soi-même ?

S’aimer soi-même c’est s’accepter tel qu’on est, c’est aimer la créature de Dieu que nous sommes, prendre soin de soi, être en accord avec soi, être en paix avec soi-même. Se respecter pour ne pas faire n’importe quoi, ne pas se dévaloriser,

se pardonner.

Mais, l’image de soi est souvent fonction de notre passé et quand on a été dévalorisé par le passé, il est difficile de s’aimer. Cependant, comme nous sommes tous aimés de Dieu (car Dieu a tant aimé le monde…), on peut compter sur son aide afin de nous aimer comme il nous aime.

Qui est notre prochain ?

C’est tout le monde : notre voisin de pallier, notre conjoint, notre collègue, nos frères et sœurs en Christ, les membres de notre famille, nos ennemis, un inconnu (exemple du bon Samaritain …). Il s’agit en fait toutes les personnes que le Seigneur met sur notre chemin, quelles que soient leurs conditions et en toutes circonstances.

Qu’est-ce qu’aimer son prochain ?

Aimer son prochain c’est aimer les autres et vouloir les aider, être à leur écoute afin de répondre au mieux à leurs besoins. Partager leurs joies et leurs peines, offrir aux autres son sourire, sa bonne humeur, son temps, son argent…

Être au service des autres, être amené à supporter l’autre.

Ce n’est pas toujours facile d’aimer ceux qui nous ont fait mal. Cependant, avec la grâce de Dieu et avec le temps, on peut pardonner et aimer son prochain comme Jésus nous l’a demandé.

Mot du Père Daniel

Dans quelques jours, nous fêterons la Toussaint, fête des vivants !

Trop souvent supplantée dans l’esprit de nombreuses personnes par la commémoration des fidèles défunts du 2 novembre, la fête de la Toussaint passe pour une fête triste. Or faut-il le répéter, c’est la fête de la TOUS-SAINT(s) !

Fête de la joie de vivre aujourd’hui selon l’Évangile

C’est d’abord la fête des vivants, ceux qui essaient de vivre des béatitudes. C’est une évidence mais, avant d’être morts, les saints ont essayé de vivre de l’Évangile.

Ils nous montrent ainsi un chemin de vie, de bonheur. Prenant au sérieux les béatitudes qui débutent chacune par « Heureux », les saints ont vécu le pardon, la douceur, la recherche de la justice, de la paix. Cela les a rendus heureux, proches des autres, ils ont fait confiance à Dieu, qui se donne à qui veut l’accueillir.

Espérance pour demain d’être auprès de Dieu

La fête de la Toussaint nous tourne vers ceux qui nous ont précédés sur cette terre mais dont nous pensons qu’ils nous précèdent au ciel, près de Dieu. Nous espérons vivre définitivement avec ceux qui nous ont quittés. La lumière de la vie, de l’Évangile, que Dieu nous donne chaque jour nous illuminera par-delà la mort.

C’est à la lumière de cette fête de la Toussaint que nous prions le 2 novembre pour les fidèles défunts. S’ils sont morts à nos yeux, nous espérons que tous nos défunts participent à cette joie du Ciel.

Mot du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés de Castanet et de Saint-Orens,

À l’occasion de cette journée missionnaire, nous entendons des textes bibliques qui nous recommandent de recentrer notre vie sur Dieu. C’est le message que nous lisons dans la première lecture : “Je suis le Seigneur ton Dieu, il n’en est pas d’autre ; hors moi, pas de Dieu.” Ce Dieu qui se révèle est un Dieu libérateur et sauveur. Son message est adressé à un peuple qui vient de vivre une longue période d’exil. Il a été anéanti et humilié. Mais le prophète lui annonce de la part de Dieu qu’il va pouvoir retrouver sa dignité et sa fierté.

Ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui ont tout perdu. Mais cette journée missionnaire nous rappelle que pour le Seigneur, la priorité c’est le petit, le pauvre, celui qui a perdu ou oublié sa dignité. Les uns et les autres restent son bien le plus précieux. À travers eux, c’est lui que nous accueillons ou que nous rejetons. Nous avons sans cesse à nous ajuster au regard et à l’amour de Dieu qui veut absolument que tous les hommes soient sauvés.

Nous sommes tous appelés et envoyés pour annoncer “la joie de l’Évangile”. C’est l’appel que nous adresse le pape François. Cette joie, nous avons à la rayonner et à la communiquer à notre monde qui en a bien besoin. Nous risquons de penser que c’est mission impossible. C’est vrai humainement, mais avec Dieu, tout est possible. Il se sert des petits et des humbles pour faire de grandes choses. Il veut associer tous les hommes à sa victoire sur la mort et sur le péché.

L’apôtre Paul a été appelé puis envoyé pour annoncer le Bonne Nouvelle de l’Évangile au monde païen. Cette annonce n’a pas été vaine. Chez les Thessaloniciens, elle a porté du fruit : “Nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon…” Paul découvre avec émerveillement que le principal travail c’est Dieu qui le fait dans le cœur des hommes. Et il rend grâce à Dieu.

Cette lettre de Paul nous rejoint à l’occasion de la journée mondiale missionnaire. Lui-même a été un passionné de l’annonce de l’Évangile au monde païen. Par la suite, des hommes et des femmes ont quitté leur famille et leur pays pour parti comme missionnaires à l’autre bout du monde. Et actuellement, nos diocèses accueillent des prêtres venus de l’Inde, de l’Afrique et de divers autres pays. Ils sont envoyés chez nous pour nous aider à remettre tout l’Évangile dans toute notre vie.

Cette annonce de la bonne nouvelle a toujours rencontré des oppositions. L’Évangile nous montre des gens absolument opposés entre eux qui se mettent d’accord pour tendre un piège à Jésus ; c’est ce qui se passe aujourd’hui. La tentation est grande de mettre hors circuit ceux qui nous remettent en question et nous poussent à changer. Leur Parole nous gêne. Alors, on fait tout pour les compromettre. On va même les accuser injustement d’actes qu’ils n’ont pas commis. Ainsi leur parole ne sera plus crédible.

Mais Jésus ne se laisse pas piéger. Sa réponse est sans appel ; tout d’abord, il dénonce leur hypocrisie. En utilisant la monnaie de l’empereur, il y a longtemps qu’ils ont répondu à leur question. Mais surtout, il ramène les choses à leur juste niveau. La pièce de monnaie que ses adversaires lui ont présentée portait la marque de César. Il est donc normal qu’ils lui rendent ce qui lui est dû. Mais la marque que nous portons est d’un tout autre ordre : c’est celle de Dieu. Au jour de notre baptême, nous avons été marqués de la croix du Christ. C’est une marque indélébile qui oriente toute notre vie.

Rendre à Dieu ce qui lui est dû, c’est d’abord s’imprégner de son amour, c’est l’accueillir dans notre vie. Cette espérance qu’il met en nous, c’est comme une lumière qu’il faut communiquer au monde entier. Nous ne devons pas être de simples consommateurs de la foi. Nous sommes tous appelés à être des acteurs et des constructeurs de la communauté chrétienne ; c’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à témoigner de la bonne nouvelle de l’Évangile. Beaucoup le font au péril de leur vie. Mais rien ne peut empêcher la Parole de Dieu de produire du fruit.

Mot du Père Daniel

La Journée Mondiale du Refus de la Misère est célébrée chaque 17 Octobre. Née de l’initiative de Joseph Wresinski et de celle de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987, cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992.

Journée mondiale du refus de la misère 2020 – « Ensemble, reprenons le guidon, changeons de direction ! »

Pourquoi une Journée Mondiale du Refus de la Misère ?

Pour faire entendre la voix de ceux qui sont habituellement réduits à leurs difficultés, voire qui en sont jugés responsables. La Journée Mondiale du Refus de la Misère leur donne la parole sur les conditions indignes qu’ils vivent, sur leurs résistances quotidiennes et leurs aspirations. On ne peut vaincre la misère qu’avec les premiers concernés.

Pour mobiliser citoyens et responsables publics. La misère, une violation des droits humains fondamentaux n’est pas une fatalité. Elle peut être combattue et vaincue comme l’ont été l’esclavage et l’apartheid. En France en particulier, elle invite à comprendre comment chacun, là où il est, peut agir. ATD Quart Monde, à l’origine de cette journée, souhaite que les initiatives d’associations, d’élus et de citoyens inspirées du message inscrit sur la dalle du Refus de la Misère se multiplient de toutes parts. ATD Quart Monde s’investit pour donner avec d’autres un écho particulier à cette journée, en l’honneur des personnes victimes de la misère.

Le 17 octobre est un point d’appui pour une dynamique du refus de la misère toute l’année. Au Trocadero, sur le Parvis des Droits de l’Homme et des libertés, on peut lire aujourd’hui le message de Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde :

« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire.»

Mot du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Castanet et de Saint-Orens,

L’encyclique «Fratelli tutti» propose, dans un monde marqué par de nombreuses divisions et actuellement ébranlé par la pandémie de coronavirus, une réflexion sur la dimension universelle de la fraternité. Le Saint-Père y aborde des thèmes qui sont au cœur de son pontificat: les migrations, la paix, la bonne gouvernance, la culture de la rencontre, l’attention aux plus vulnérables, en proposant face aux «ombres d’un monde fermé» l’exemple lumineux du bon Samaritain.

Cette encyclique sociale interpelle les leaders politiques, économiques, religieux, les institutions internationales mais aussi chaque individu, invitant à construire des sociétés plus fraternelles. Mgr Bruno-Marie Duffé, secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral revient sur ce rêve du Pape François, et observe les dimensions spirituelle et politique contenues dans ce texte.

Il y a vraiment un appel à réhabiliter la politique. Elle ne doit pas être à la remorque de l’économie ni de ce que l’on appelle, depuis «Laudato si’», le « paradigme technocratique ». La dimension politique vise à réhabiliter le véritable sens du mot peuple, qui est la communauté de destins et non pas simplement une communauté idéologique, une communauté d’idées, et à permettre que la démocratie, c’est-à-dire l’exercice même de la parole partagée, puisse se vivre dans les meilleures conditions.

Le Saint-Père exhorte à la fois les leaders politiques, économiques, les institutions internationales à changer de paradigme. Mais il s’adresse également à chaque individu, mettant en relief une certaine anesthésie face à des questions importantes. Est-ce un vibrant appel à la coresponsabilité ?

C’est vraiment un appel très fort à une redéfinition de la responsabilité collective dans laquelle les talents des uns et des autres sont appelés à se déployer. Et il n’y a pas à cet égard de pauvres ! Il n’y a que des personnes porteuses de charismes et c’est la mise en valeur de ces capacités qui construit une communauté humaine. Il s’agit bien là d’une question fondamentale: qu’est-ce qui construit notre communauté humaine ? Est-ce que ce sont simplement des intérêts ou est-ce, beaucoup plus fondamentalement, une construction d’une Maison commune ?

Mot du Père Daniel

Posons le masque quelques instants pour dire : NON

Depuis des semaines et des mois, nous nous efforçons de préserver la VIE des plus fragiles en portant le masque afin d’éviter la transmission de la Covid mortelle. Depuis des mois, nous répétons sans cesse « prenez soin de vous ». Nous avons obéi et nous continuerons parce que le respect de la vie nous semble essentiel dans une société.

Cependant, le respect de la vie se fait de façon sélective dans notre pays. En effet, dans les couloirs de l’assemblée nationale des lois iniques et injustes se préparent, d’autres ont déjà été votées.

Pouvons-nous accepter que l’on retire la liberté aux médecins d’exercer leur droit de réserve lorsqu’il s’agit de prescrire l’avortement ?

Pouvons-nous accepter qu’un enfant, dans le sein de sa mère, soit euthanasié, déchiqueté voire broyé, et cela jusqu’au terme de la grossesse, sous prétexte que la maman souffre de détresse psychologique ?

Pouvons-nous encore accepter que les cellules humaines soient jumelées, travaillées avec des cellules animales pour produire des organes qui se développeront dans le corps d’un animal : c’est la chimère ?

Pouvons-nous accepter que la contraception soit remboursée librement avant 15 ans sans l’avis des parents ou éducateurs ?

Il peut paraître dérisoire de dire NON à une idéologie qui nie la dignité et la grandeur du genre humain alors qu’elles semblent déjà votées. Pourtant, il est indispensable de dire NON.

Samedi à Saint-Orens et à Castanet, nous prierons pour que la vie soit respectée du début jusqu’à la fin.

Dans une déclaration rendue publique, mardi 6 octobre, le conseil permanent de la Conférence des évêques de France a réitéré ses mises en garde sur le projet de loi de bioéthique, quelques jours avant une manifestation organisée par les opposants à la loi :

« Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle n’a rien de mieux à proposer aux mères en détresse que l’élimination de l’enfant qu’elles portent ? Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle organise la naissance d’enfants qui n’auront pas de père, tout au plus un géniteur ? »

Mot du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés,

Dimanche à 11 h à la salle du lac de Castanet, monseigneur Le Gall viendra présider la messe de mon installation comme curé de Castanet.

Le curé d’une paroisse reçoit sa charge pastorale de l’évêque qui lui attribue trois missions : enseigner, sanctifier, gouverner. Cette installation fait partie intégrante d’une célébration liturgique. Présenté comme « un pasteur, un père irremplaçable » par la Congrégation Romaine du Clergé, le prêtre est celui qui guide sa communauté vers le Christ et vers le Père, à l’image du bon pasteur. Le curé représente le « Christ Tête » et « favorise la communion entre l’Église locale, diocésaine et universelle »

Mission d’enseigner

L’évêque confie au nouveau curé la charge de transmettre la Parole de Dieu et de l’enseigner. Il a charge de faire connaître à travers la prédication, la catéchèse et tout autre forme de réflexion spirituelle et d’approfondissement doctrinal « la vérité de l’Évangile » en lien avec les préoccupations de notre monde : « S’ils veulent vraiment atteindre l’esprit des auditeurs, [les curés] ne doivent pas se contenter d’exposer la parole de Dieu de façon générale et abstraite mais ils doivent appliquer la vérité permanente de l’Évangile aux circonstances concrètes de la vie. Le curé a à cœur que chacun puisse grandir en liberté et en responsabilité. Il veille aussi à ce que la communauté participe à l’édification de la société en développant la solidarité et la charité.

Mission de sanctification

En présidant l’Eucharistie -de laquelle découlent tous les sacrements- le curé participe à la mission épiscopale de sanctification des fidèles. Il veille à ce que les sacrements soient donnés et que la communauté paroissiale soit habitée par le goût de la prière. Il fait de l’Eucharistie, signe de l’unité de l’Église, la force et la joie des fidèles. Par le baptême, l’eucharistie, la réconciliation, le mariage ou encore l’onction des malades, il permet à la communauté d’entrer en communion avec le Christ.

Mission pastorale

Le curé prend part enfin pleinement à la charge de l’évêque de rassemblement et de communion dans la paix et l’unité. Dans le rituel d’installation, l’évêque souligne : « Vous travaillerez à établir entre tous la communion de la foi et de la charité, rendant ainsi visible, en cette paroisse, le mystère de l’Église, corps mystique du Christ. Que votre ministère de gouvernement se déroule dans la paix et qu’il soit empreint de miséricorde et d’amour fraternel. » Le curé porte une attention particulière à ce que chacun se sente accueilli dans la communauté paroissiale. Dans le rituel d’installation, les fidèles de la paroisse reçoivent exceptionnellement la paix du Christ de la part de leur curé, reconnaissant ainsi la paix et l’autorité qui lui sont confiées.

Désigné explicitement par son ordination pour servir, le prêtre porte sa mission curiale dans l’écoute, le travail et la réflexion avec la communauté paroissiale. Cette dernière participe pleinement à la transmission de l’Évangile, notamment en soutenant les décisions et en restant force de proposition bienveillante. « Au milieu de tous les baptisés, les prêtres sont des frères parmi leurs frères, membres de l’unique Corps du Christ dont la construction a été confiée à tous ». Une façon de dire que si le curé doit marcher devant, comme chef et pasteur de la communauté, il ne marche pas tout seul.

Mot du Père Daniel

Vendredi, à 19h30 à Saint-Orens, nous allons célébrer une messe à l’intention du père Bernard Quéheille. Il nous a quittés le 2 octobre 2019 ; ce matin, je souhaite partager avec vous quelques mots qui furent prononcés par deux de ses amis proches, Monseigneur Norbert TURINI et Monseigneur Denis BAUDOT, lors de ses obsèques.

« Chaque rencontre avec Beñat était une fête qui n’engendrait ni l’ennui, ni la

mélancolie. Sa vie d’homme et de prêtre était profondément marquée par le sens de l’accueil et de l’amitié. Vous savez combien il était fidèle en amitié. C’était aussi sa manière à lui de nous témoigner sa foi vivante et joyeuse.

Il avait du caractère, je ne vous apprends rien. Il ne s’embarrassait jamais de mots

pour dire les choses. Beñat était d’un seul bloc et c’est ainsi qu’on l’aimait.

la vie avec Beñat n’était jamais triste, elle transpirait une énergie et une joie qu’il voulait nous communiquer, celle de l’Évangile. L’entendre rire était un bonheur.

Beñat, mon frère, nous recueillons ta vie ce matin pour la présenter au Père. Tu as été un prêtre heureux qui savait nous partager son bonheur de croire, de vivre, de

témoigner et d’aimer. Va et trouve auprès de Jésus qui t’a uni à Son sacerdoce, la joie, la paix, l’amour et le bonheur sans fin. »

Mgr Norbert TURINI

« Merci, Seigneur de nous l’avoir donné. Merci, Seigneur pour tout ce qu’il a été, tout ce qu’il a fait pour chacun de nous, proches, amis, paroissiens. Merci pour son service accompli auprès des communautés paroissiales successives où il fut envoyé. Merci pour sa foi joyeuse, son entrain et ses paroles de réconfort : il nous aidait à avancer un peu plus joyeusement sur le chemin de la vie.

Adieu Beñat, merci pour le beau livre de ta vie, et puisqu’il a plu à Dieu de t’appeler près de lui le jour où l’Eglise fait mémoire des saints anges gardiens, sois maintenant pour chacun de nous un ange gardien de plus. »

Mgr Denis BAUDOT

Mot du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés de Saint Orens et de Castanet,

Ce dimanche est le 106 ème dimanche du réfugié et du migrant !

« Fais-moi connaître ta route » psaume 24. Le pape François nous invite à être attentif à ceux qui sont obligés de fuir à l’intérieur de leur pays, ce sont les déplacés internes. « Contraints de fuir comme Jésus Christ »

Dans l’Évangile de dimanche, Jésus nous raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler à sa vigne. Ces enfants qui disent oui mais ne font rien, nous en connaissons tous. Quand on leur demande de faire quelque chose, ils savent dire un oui convaincant, mais très vite, on les retrouve devant leur ordinateur ou leur téléphone portable, sans avoir bougé le petit doigt. À travers ce constat, Jésus nous interpelle sur notre vie : vous avez de belles paroles mais vous ne faites pas ce que Dieu attend de vous. Votre vie n’est pas en accord avec ce que vous prétendez être. Vous croyez être parfaits, mais vous n’êtes pas convertis.

Au même moment, nous avons des mal-croyants notoires, des gens de mauvaise vie, voleurs et tricheurs, des femmes qu’on disait perdues : les uns et les autres étaient considérés comme irrécupérables. Or voilà qu’ils accueillent l’annonce du Salut : ils se convertissent et changent de vie. Leur “non” est devenu un “oui” parce qu’ils ont cru à l’amour de Dieu qui les ouvrait à un avenir nouveau.

Ce que Jésus dénonce, c’est l’orgueil et aussi le mépris à l’égard du pécheur. Ce dernier est enfoncé dans son passé et sa mauvaise réputation. On ne lui laisse aucune chance, mais Dieu n’est pas ainsi. Comme nous le rappelle le prophète Ézéchiel, le juste peut se pervertir et le méchant se convertir. Jésus voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Il accueille le pécheur qui revient à Dieu. Les publicains et les prostituées avaient commencé par dire non à cet appel. Mais ils se sont convertis. Ils ont accueilli celui qui, seul, pouvait donner un sens à leur existence. Cette rencontre avec Dieu a complètement changé leur vie. Tout au long des évangiles, nous découvrons que les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés.

Au-delà des grands prêtres et des anciens, Jésus s’adresse aussi à chacun de nous ; c’est à nous qu’il pose la question : “Lequel des deux a fait la volonté du Père ?” La réponse nous appartient mais il ne faut pas oublier d’en tirer les conséquences : nous ne pouvons pas nous contenter de bons sentiments, de superbes résolutions, d’ardentes prières… il en faut bien sûr, mais si les actes ne suivent pas, nous ne sommes pas convertis. Une simple visite à un malade compte plus qu’un beau discours sur la maladie ; un pardon donné a plus de poids qu’une dissertation sur la paix.

En ce jour, nous entendons la Parole du Père : “Mon fils, va travailler aujourd’hui à ma vigne !” Cette vigne c’est le Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de justice et de paix. C’est là que Dieu veut rassembler tous les hommes, y compris ceux qui sont loin de lui.

Travailler à la Vigne du Seigneur, c’est participer à cette œuvre de rassemblement, c’est témoigner de la foi et de l’espérance qui nous habitent. Nous sommes tous envoyés dans ce monde pour y être des messagers de l’Évangile. C’est à notre amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

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