Diocèse de Toulouse - Auzeville, Corronsac, Castanet, Deyme, Mervilla, Pechabou, Pompertuzat, Rebigue

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Funérailles





L’édito du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Saint-Orens et de Castanet,

Ce dimanche prépare déjà la communauté chrétienne à la Pentecôte. Les textes bibliques nous annoncent ce que sera l’œuvre de l’Esprit Saint. L’Évangile nous parle d’une œuvre d’approfondissement et de paix. Le livre des Actes des apôtres nous montre une œuvre d’ouverture à toutes les nations, juive et païenne. Avec l’apocalypse, c’est une œuvre de création qui annonce la nouvelle Jérusalem.

L’Évangile que nous venons d’écouter se présente comme le testament de Jésus. C’est un peu comme un parent qui fait part de ses dernières volontés à ses enfants avant de mourir : il leur recommande surtout de bien s’entendre entre eux. Jésus annonce à ses disciples que son heure approche. Pour eux, la vie sera toute autre. Mais ils ne resteront pas seuls, livrés à eux-mêmes. Il leur promet le don de l’Esprit Saint. Avec lui, ce sera le début d’une nouvelle mission qu’ils rempliront au nom même de Jésus. Il ravivera sans cesse en leur cœur l’enseignement du Christ. Il les aidera à le traduire en amour effectif et concret de leurs frères. Jésus laisse également « la paix » à ses amis. Elle est le gage de sa présence avec eux. Il leur donne sa joie.

Mais pour bénéficier de ces dons, il y a des conditions à remplir. Ce n’est pas Dieu qui met des restrictions ; bien au contraire il ne demande qu’à nous combler. Mais trop souvent le problème vient de nous. Nous ne sommes pas toujours disponibles pour accueillir et garder « sa parole ». Chacun de nous peut se poser ces questions : avons-nous le cœur largement ouvert pour que le Père et lui viennent y faire une demeure ? Il nous arrive parfois de nous plaindre du silence de Dieu. Est-ce que ça ne viendrait pas de nous ? Il est bien présent, mais trop souvent, c’est nous qui sommes ailleurs.

L’Évangile nous parle d’une deuxième condition requise de notre part : “Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie”. La question nous est posée par Jésus lui-même : “M’aimes-tu suffisamment pour être envahi de ma joie ?” Le pape François nous le dit à sa manière : « il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de carême sans Pâques » (Evangeli Gaudium). La joie devrait toujours être la caractéristique du chrétien.

La première lecture, extraite du livre des actes des apôtres, nous montre que cela n’a pas été facile. Dans la communauté chrétienne, des craquements se font entendre. De nombreux étrangers viennent frapper à la porte de cette communauté. Fallait-il leur imposer les traditions juives ? Cette question a été réfléchie lors du premier concile de Jérusalem. Il était hors de question d’imposer une Église fermée sur elle-même en obligeant les nouveaux venus à suivre des traditions qui ne sont pas les leurs. L’église doit être ouverte au monde et aux nouveaux convertis. Ces derniers n’ont pas besoin de se dépouiller de leur originalité culturelle. Les différences sont une source d’enrichissement.

Or il se trouve des esprits chagrins qui estiment que l’ouverture au monde est un abandon de la foi. Ils pensent que la pluralité des cultures est une entorse à l’unité. Conduits par l’esprit Saint, les responsables de l’Église primitive n’en ont pas jugé ainsi. La mission de l’Église n’est pas de sauver des traditions mais de travailler avec le Christ qui veut sauver le monde. C’est pour tous qu’il a livré son Corps et versé son sang en rémission des péchés.

C’est aussi ce message que nous adresse saint Jean dans la deuxième lecture. Cette « nouvelle Jérusalem » qu’il nous présente, c’est le Peuple saint. Dieu y habite comme dans un temple. Le Christ y demeure parmi les siens. C’est un peuple ouvert aux quatre points de l’horizon. Il ne doit jamais perdre de vue sa perspective universelle. N’oublions pas que “catholique” signifie “universel” ; le dernier mot de l’aventure humaine sera l’entrée dans le Royaume de Dieu autour du Christ ressuscité. C’est cette bonne nouvelle que Jean adresse aux chrétiens persécutés de son temps et à ceux d’aujourd’hui.

Notre mission d’aujourd’hui c’est d’être les messagers de la paix et de la joie du Christ. Il faut que cela se voie dans notre vie. Si nous voulons être fidèles à l’Évangile, il nous faut rejeter le poison de la médisance, les paroles blessantes qui font du mal. À travers notre vie, nos paroles et nos actes nous disons quelque chose de la miséricorde de Dieu. C’est avec nous, avec nos pauvres moyens qu’il veut construire une église plus missionnaire et plus engagée au service des autres. “Seul l’amour nous sauvera” (pape François).

En ce jour, nous te prions Seigneur : « Envoie ton esprit qui renouvelle la face de la terre ». Fait que notre humanité s’ouvre à la paix et à la joie.

L’édito du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Saint-Orens et de Castanet,

« Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » Ce sont là les paroles de Jésus au soir du Jeudi Saint, quelques heures avant sa Passion et sa mort sur la croix. En fait, Jésus qualifie de nouveau un commandement ancien qui était connu depuis Moïse. Mais ce qui est nouveau c’est cet appel à aimer « comme » Jésus, « autant » que Jésus. Pour comprendre ce qu’il attend de nous, c’est vers lui que nous devons nous tourner. Tout l’Évangile nous dit qu’il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ».

Le livre des Actes des Apôtre et l’Apocalypse nous disent que cet amour est offert à tous ; il n’exclut personne ; nous y découvrons la « Jérusalem nouvelle » qui dépasse les limites du peuple élu ; Dieu veut faire sa demeure parmi les hommes ; les païens sont tous appelés au Salut au même titre que les juifs. Dieu aime tous les hommes ; comme lui, nous sommes invités à aimer le monde entier.

En lisant les Évangiles, nous découvrons à quel point il ne fait pas de différence ; il englobe toutes les catégories sociales ; Jésus aime les pharisiens et les publicains, les prostituées et les femmes pieuses, les enfants et les adultes, les étrangers et les Juifs, les soldats et les lépreux. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous sans exception.

Après cette première étape, il y en a une deuxième qui nous entraîne plus loin ; c’est celle d’un amour qui ne juge personne ; il accueille la Samaritaine, la femme adultère, les publicains et les pécheurs. En agissant ainsi, il va à l’encontre des règles sociales de l’époque. Les paroles du Jésus ne jugent pas ; elles ne font pas de reproche ; elles n’enferment pas le pécheur dans son passé. Sa mission est de guérir et sauver ceux qui étaient perdus.

Aimer comme Jésus nous a aimés… Nous voyons bien que nous sommes loin du compte. Nous vivons dans un monde qui juge et qui condamne. Ils sont nombreux ceux et celles qui s’enferment dans la haine et la rancœur ; si nous voulons être reconnus comme disciples du Christ, il nous faut en sortir, sinon notre vie deviendra un contre témoignage.

C’est en nous nourrissant de la Parole de Dieu chaque jour que nous apprenons à aimer comme Jésus. Cet amour va jusqu’au don de sa vie. Sur la croix, Jésus nous révèle qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. C’est là qu’il a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude. Par sa mort et sa résurrection, il nous a ouvert un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu ; c’est de cela que nous avons à témoigner. Nous sommes envoyés dans le monde pour lui annoncer la bonté de Dieu, sa tendresse et sa miséricorde. Il faut que cela se voie dans notre vie.

Le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture) nous montre Paul et Barnabé qui ont travaillé avec ardeur à cette annonce de la bonne nouvelle. Ils se sont efforcés de rester en relation avec ceux qui se sont convertis au Christ. Il s’agit maintenant d’organiser leur vie communautaire. Grâce à leur témoignage, la bonne nouvelle de l’Évangile se répand de plus en plus. Mais le plus important, c’est l’action de Dieu dans ces communautés. La mission c’est d’abord son œuvre. Mais tout s’est fait “avec eux”.

La seconde lecture est tirée de l’apocalypse de Saint Jean. Pour la comprendre, il faut se rappeler qu’elle est écrite pour des chrétiens persécutés. C’est un message très fort et très solennel qui annonce la victoire de l’amour sur toutes les puissances du mal. Le privilège d’être avec Dieu et pour tous. Ils seront son peuple… Dieu sera leur Dieu”.

Voilà cette bonne nouvelle que nous entendons en ce dimanche. C’est une immense scène d’amour qui ne demande qu’à enserrer toute une communauté et même le monde entier. Nous ne pourrons en témoigner que si nous puisons à la source de cet amour. Aimer, c’est prolonger Dieu, c’est vivre à sa manière sans exclure personne. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est un amour de plus en plus à la ressemblance de celui de Jésus pour nous.

Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. Il vient nous donner force et courage pour aimer comme lui et avec lui. C’est cela qui fait la valeur d’une vie. Que tous ceux qui regardent nos communautés chrétiennes puissent dire : “voyez comme ils s’aiment”. Oui, sois avec nous, Seigneur ; remplis notre vie de ton amour. “Toi qui est lumière, toi qui est l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour.”

L’édito du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Castanet et de Saint-Orens,

En ce dimanche, le Christ se présente à nous comme le « berger de toute humanité ». Cette bonne nouvelle ne concerne pas que les croyants fidèles. Elle est pour tous les hommes et femmes du monde entier. La première lecture nous montre une communauté qui risquait de se replier sur elle-même. Avec Paul et Barnabé, l’Évangile sera annoncé au monde païen. Ils ont compris que le Christ est la « Lumière des nations » et le « Sauveur de tous les peuples ».

Dans la seconde lecture, les pasteurs ne sont pas évoqués. Mais ils font partie de cette foule immense dont nous parle l’Apocalypse. Nous y découvrons que même dans les pires catastrophes, le mal n’aura pas le dernier mot. Jésus nous est présenté comme l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et ce qui est merveilleux c’est qu’il veut nous associer tous à sa victoire. Saint Jean nous parle d’une foule de toutes races et de toutes nations. Après les persécutions, les souffrances, la faim et les pleurs, ils connaissent la joie d’être avec Dieu.

Dans l’évangile de ce jour, Jésus se présente à nous comme le “bon berger” qui connaît parfaitement chacune de ses brebis. Une précision s’impose précisément sur le sens du verbe connaître : dans le monde de la Bible, cela ne signifie pas que l’on a des renseignements sur la personne (son nom, son âge, le lieu où elle habite…) Quand Jésus nous dit qu’il connaît ses brebis, cela signifie qu’il les aime. Il voit les points faibles de chacune et il prend soin d’elles. Son amour est tellement immense qu’il va jusqu’à donner sa vie pour elles.

Devant tant d’amour, nous nous sentons bien misérables. Nous découvrons que nous ne connaissons pas vraiment le Seigneur. Les moyens de formation sur la Bible sont de plus en plus à la portée de tous. Et pourtant, nous sommes dans un monde où l’ignorance religieuse est de plus en plus grande. Les propos du pape sont passés à la loupe et tournés en dérision par des médias totalement étrangers à la foi. A travers lui, c’est le Christ qui est rejeté. C’est sa parole qu’on refuse d’entendre. Mais pour l’Église, l’important ce n’est pas de faire croire mais de témoigner de cet amour passionné du Christ qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer.

“Mes brebis écoutent ma voix”. Cet appel à écouter le Seigneur, nous le retrouvons tout au long de la Bible. Le Christ a repris cet appel : “Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu”. Alors oui, nous pouvons demander au Seigneur qu’il nous apprenne à écouter son message d’amour pour qu’il imprègne vraiment toute notre vie. C’est son regard plein d’amour qui touche chacun de nous au plus profond de lui-même.

C’est en écoutant la voix du Seigneur que nous apprendrons à mieux le “connaître”. Ce verbe, nous devons le comprendre au sens de “naître avec”. Pour cela, il nous faut le fréquenter, lui donner du temps, vivre avec lui. C’est ainsi que Jésus est venu vivre avec les hommes. Il s’est fait l’un de nous, en tout semblable à ses frères hormis le péché. En lui c’est Dieu qui se fait proche des hommes. Il partage notre vie parce qu’il nous aime. Nous le connaîtrons vraiment quand nous accepterons d’être pris dans son courant d’amour. Encore une fois, il ne s’agit pas d’une connaissance intellectuelle mais d’une connaissance amoureuse.

Tout cela nous conduit à une troisième attitude : Les brebis suivent leur berger. Suivre le Seigneur, c’est faire route avec lui. Nous pouvons lui faire confiance car il nous conduit sur le chemin de la vraie vie : C’est ce que Pierre a répondu un jour à Jésus : “Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle.”

Ce que Jésus veut nous offrir, c’est une vie de bonheur sans fin. Pensons au père du fils prodigue. Ce dernier demande sa part d’héritage. Il n’a pas compris que son Père avait prévu de tout lui donner. Alors n’hésitons pas à tout demander au Seigneur, la plénitude de son amour et de sa présence.

Cette journée des vocations nous rappelle que le Christ veut nous associer tous à sa mission de « Berger de toute humanité ». Nous pensons aux prêtres, religieux et religieuses, aux catéchistes, aux animateurs des divers groupes mais aussi à tous les baptisés. Nous ne sommes pas chrétiens pour nous-mêmes, pour “sauver notre âme” mais pour travailler avec le Christ qui veut sauver le monde. Personne ne doit rester sur la touche. Le Seigneur attend de nous que nous donnions le meilleur de nous-mêmes là où nous sommes.

L’édito du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Castanet et Saint-Orens,

Depuis le 1er dimanche de Pâques, il y a un mot qui revient souvent ; c’est le mot “témoin” ; nous le trouvons dans la 1ère lecture : “quant à nous, nous sommes témoins de tout cela avec l’Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.”

Ces témoins n’ont pas manqué de courage. Il leur avait été interdit de parler de Jésus ressuscité. Ils ont continué à le faire ; les brimades et les humiliations n’ont pas réussi à les décourager ; bien au contraire, ils sont repartis « tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. (Ac 5, 41). Comme eux, nous sommes tous appelés et envoyés pour être des témoins du Christ ressuscité ; rien ne doit nous arrêter, même s’il faut ramer à contre-courant.

Dans l’Église primitive, les martyrs sont nombreux. C’est encore plus vrai pour l’Église d’aujourd’hui ; beaucoup se demandent si elle a encore un avenir. C’était déjà le cas pour les disciples après la mort de Jésus. Pierre est retourné à la pêche : il a repris son occupation habituelle, son gagne-pain. Avec ses amis, il avait mis toute son espérance en Jésus. Mais tout est retombé. Ils reprennent donc leur métier et c’est là que Jésus les rejoint. Il se trouve devant des pécheurs fatigués et déçus de n’avoir rien ramené.

Alors Jésus leur fait recommencer leur pêche : “Jetez les filets à droite de la barque et vous trouverez.” Et là, le résultat dépasse toutes leurs espérances. L’Évangile nous parle de 153 poissons. Ce chiffre symbolise tous les peuples de la terre connus à cette époque ; l’Église est appelée à les rassembler pour les conduire au Christ ressuscité qui les invite au repas. Nous sommes tous appelés pour annoncer cette bonne nouvelle mais c’est Jésus qui agit dans le cœur de ceux et celles qui l’entendent.

Tout cela nous demande un amour sans faille à l’égard de Celui qui nous a appelés et envoyés. C’est ce qui est demandé à Pierre : “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ?” Cette question revient trois fois. Nous nous rappelons que Pierre avait renié son Maître trois fois de suite. Il se trouvait donc dans une situation très inconfortable. Mais Jésus va lui offrir de s’en sortir. Pierre va pouvoir lui dire trois fois son amour. Alors Jésus fera de lui le berger de son troupeau. Tous les grands témoins de la foi sont des pêcheurs pardonnés, des gens qui ont accueilli la miséricorde de Dieu.

La miséricorde du Christ ne connaît pas de limite. C’est vrai pour chacun de nous. Il nous rejoint tous là où nous en sommes pour raviver notre espérance. Pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. Comme Pierre, nous sommes invités à “plonger” et à lui faire confiance sur parole. Comme lui, nous sommes envoyés dans ce monde pour témoigner de l’espérance qui nous anime. C’est à tous et à chacun que le Christ ressuscité veut manifester sa miséricorde. Lui-même nous dit qu’il est venu “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Il veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.

La deuxième lecture est extraite de l’Apocalypse de Saint Jean. C’est un livre un peu déroutant quand on n’a pas l’habitude ; aujourd’hui, nous avons entendu des paroles de victoire, de triomphe et de louange. Il faut savoir que tout cela a été écrit dans un langage codé pour encourager les chrétiens persécutés à rester fermes dans la foi. Il les encourage à rendre gloire à l’Agneau immolé vainqueur de la mort et du péché. Aujourd’hui encore, de nombreux chrétiens sont confrontés à la persécution ou tournés en dérision. Mais la puissance de l’amour est une force contagieuse que rien ni personne ne peut arrêter. En définitive, c’est l’amour et non le mal qui aura le dernier mot.

Le grand message de ces trois lectures bibliques c’est que le Christ ressuscité est toujours là, même si nous ne le voyons pas. Il ne cesse de nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos doutes et de nos épreuves. Il vient nous pardonner. Avec lui, nous pouvons nous relever et renaître à la confiance. La nourriture qu’il nous propose pour refaire nos forces, ce n’est plus du poisson grillé, mais son Corps et son Sang. Comme Pierre, nous sommes confirmés dans l’amour. Nous sommes envoyés pour en être les témoins et les messagers.

Ce mois de Mai est dédié à la Vierge Marie. Ce que nous remarquons chez elle, c’est sa hâte quand elle se rend chez sa cousine Élisabeth. Dans la Bible, il y a un mot qui revient souvent, c’est « aussitôt ». Nous avons là un autre aspect de la foi. La réponse aux appels de Dieu ne supporte pas les longues attentes. Elle part aussitôt et en toute hâte. La bonne nouvelle c’est que Marie n’a pas changé. Nous pouvons l’appeler et “aussitôt”, elle accourt vers nous avec Jésus en elle ou près d’elle. C’est avec Jésus et Marie que nous pourrons être “disciples et missionnaires”.

Cette fête de Pâques doit raviver notre foi, notre lien profond avec Jésus Christ. Qu’il nous donne force et courage pour la mission qu’il nous confie. En ce jour, nous te prions Seigneur : accorde-nous par l’intercession de Marie élevée au ciel de parvenir à la gloire de la résurrection !

L’édito du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Saint-Orens et de Castanet,

Ce deuxième dimanche de Pâques est pour nous celui de la divine miséricorde. Les lectures bibliques de ce dimanche nous montrent à quel point notre Dieu est miséricordieux.

La première lecture est extraite du livre des Actes des Apôtres. Elle nous montre des communautés chrétiennes qui ont accueilli cette miséricorde du Seigneur. Leur rencontre avec lui a totalement changé la vie de ces gens. Ils comprennent qu’ils sont appelés à devenir une communauté de partage, de prière et de découverte de Dieu. Cette miséricorde dont nous bénéficions est offerte à tous les hommes du monde entier.

Dans la seconde lecture, saint Jean veut nous ramener au cœur de la foi au Christ. La foi renouvelle radicalement notre vision du monde. Elle nous fait tout voir à la lumière de cet amour qui s’est manifesté en Jésus. C’est en regardant sa croix que nous commençons à comprendre. Ce monde que Dieu a tant aimé, nous devons l’aimer nous aussi. Si nous aimons Dieu, nous devons aimer aussi tous nos frères. C’est un combat de tous les jours contre les forces du mal. Mais le Seigneur ne nous abandonne pas. Saint Paul nous dit que rien ne peut nous séparer de son amour.

Avec l’Évangile, nous sommes plus que jamais dans la miséricorde de Jésus. En ce premier jour de la semaine, il rejoint ses disciples. Il les trouve calfeutrés, verrouillés, enfermés à double tour. Jésus n’a pas pu se défendre. Ils ne peuvent donc plus compter sur lui. Ils s’attendent maintenant à subir le même sort que leur Maître. Ils cherchent donc à se faire oublier. En raison du danger qui les menace, ils évitent d’aller se promener en ville.

Ce danger est toujours actuel : comment affronter les moqueries d’un monde qui se croit intelligent, d’un monde qui attaque Dieu, l’Église, le pape, les chrétiens ? Nous voyons bien qu’il n’est pas facile de vivre sa foi dans le monde d’aujourd’hui. La tentation est grande de se replier dans des petits ghettos et de rester entre nous. C’est ainsi qu’on essaie de tenir devant l’orage. Comment ne pas penser que dans cet océan d’indifférence, il n’y a plus rien à faire.

Mais en ce jour de Pâques, le Christ nous rejoint pour nous libérer de cette peur. Il invite ses apôtres à sortir et à partir en mission : “Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.” Ses premières paroles sont un message de paix. Cette paix du Christ, le chrétien en est porteur pour ses frères : “Allez dans le monde : devenez l’espérance des hommes” (Pierre Chrysostome). Nous sommes également appelés à devenir des porteurs d’amour. Cet amour va jusqu’au pardon. Tout chrétien est instrument de la miséricorde de Dieu. S’adressant aux Éphésiens, saint Paul écrivait : “Pardonnez-vous mutuellement comme Dieu vous a pardonné dans le Christ”.

Il nous reste le cas de l’apôtre Thomas le retardataire. Ce n’est pas à lui qu’on fera croire ce qu’il n’a pas vu. Ce qu’il a vu, c’est Jésus crucifié et enfermé dans un tombeau. Mais le Christ ressuscité ne manque pas d’humour. Pour répondre à sa demande, il invite Thomas à s’approcher et à toucher ses plaies. Mais ce dernier n’en a pas eu besoin. Il va même plus loin que ses amis car il a été le premier à reconnaître en Jésus “Mon Seigneur et mon Dieu”. C’est la rencontre et la Parole de Jésus qui provoquent la profession de foi de l’incrédule. Nous aussi, comme ce disciple, nous aimerions avoir des preuves. Mais le Seigneur ne cesse de nous rappeler ces paroles : “Heureux ceux qui croient sans avoir vu.” Alors, quitte à être comme l’apôtre Thomas, soyons-le jusqu’au bout ; et que son aventure soit la nôtre.

Mon Seigneur et mon Dieu… C’est la prière que nous pouvons faire chaque fois que nous rencontrons quelqu’un sur notre route. C’est une manière de reconnaître la présence de Dieu en lui. Cet acte de foi va changer notre regard sur les autres. Nous apprendrons à les voir avec le regard miséricordieux du Christ. C’est important car nous sommes envoyés dans le monde auprès des enfants, des jeunes, des adultes, des malades et des bien portants. N’oublions pas ceux qui sont enfermés dans la violence, la haine, l’exclusion. Comme les apôtres, ils sont tous appelés à se laisser transformer par la miséricorde du Seigneur. C’est tous les jours qu’il fait le premier pas vers nous. Son grand projet c’est de libérer tous les hommes et de les combler de son amour. A travers nous c’est lui qui est là et qui agit pour lui donner sa paix. Ils sont nombreux, autour de nous, ceux et celles qui vivent dans l’angoisse et la peur. Ils ont besoin de rencontrer autour d’eux des témoins de cette joie et de cette espérance que le Seigneur met en nous.

En ce dimanche, nous nous tournons vers le Seigneur : qu’il nous rende plus disponibles à la force de la foi. Qu’il soit avec nous pour que nous soyons plus courageux dans le témoignage. Qu’il nous garde plus généreux dans la pratique de la charité fraternelle.

Fête de la Miséricorde

Dimanche 24 avril à 16h à Castanet

A l’occasion de la Fête de la Divine Miséricorde, un temps de louange ouvert à tous (sans limite d’âge !) est organisé le dimanche 24 avril à 16h à l’église de Castanet.

Venez nous rejoindre pour 1 heure 30 de chants et de prière, et vivre dans la joie ce Dimanche de la Miséricorde !

(dans le respect des règles sanitaires en vigueur)

Pour en savoir plus sur l’origine et le sens de cette fête…

L’édito du Père Daniel

Frères et sœurs bien-aimés des ensembles paroissiaux de Castanet et de Saint-Orens,

JOYEUSES PÂQUES !

Au matin du premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau. Il faisait sombre dans son cœur ainsi que dans celui des apôtres. Pendant trois ans ils avaient suivi Jésus. Ils avaient écouté ses paroles porteuses d’espérance. Ils avaient mis tout leur amour et toute leur confiance en lui. Ils comptaient sur lui pour être le libérateur d’Israël. Ce serait un nouveau départ pour un monde de justice et de bonheur. Mais voilà que tout s’est arrêté au soir du vendredi. Jésus venait d’être arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. C’était la fin d’une belle aventure.

Il fait souvent sombre dans notre cœur et celui des hommes et femmes de notre temps. Nous pensons aujourd’hui à ceux qui ont tout perdu dans les tremblements de terre, les inondations, les guerres, celle de l’Ukraine et toutes les autres. Chaque jour, les médias nous en donnent de dramatiques témoignages. Ils sont nombreux ceux qui vivent dans la précarité et n’ont pas de quoi se nourrir. Et chacun de nous peut évoquer tous les événements douloureux qui ont marqué leur vie. Quand tout va mal, on se dit que cela ne
sert à rien de continuer et on a envie de tout abandonner.

Mais voilà qu’au matin de Pâques quelque chose de nouveau est en train de se produire. Le linceul est toujours là bien rangé, mais le corps de Jésus n’y est plus. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il peut y avoir plusieurs explications. Marie Madeleine semble ne retenir qu’une solution, la plus dramatique : On a enlevé le corps du Seigneur. Jésus n’est plus là. Elle court crier sa détresse aux disciples et eux aussi courent vers le tombeau.

Cette course, de grand matin, alors qu’il fait encore sombre, est bien à l’image de leur cœur rempli de tristesse et d’inquiétude. Ils ne pensent pas aux paroles que Jésus leur avait dites à plusieurs reprises quand il leur annonçait sa mort et sa résurrection. Ces paroles, ils n’avaient pas su les entendre. Ce qu’il leur disait ne leur semblait pas possible. Nous aussi, nous sommes parfois comme eux. C’est le cas lorsque, devant les difficultés, nous nous mettons à broyer du noir. Nous avons tous besoin de demander
au Seigneur qu’il vienne réveiller et raffermir notre foi.

Et c’est vrai que pour témoigner du Christ ressuscité, il faut la force de l’Esprit Saint. C’est ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte. Les apôtres n’ont plus peur d’aller au-devant de ceux-là même qui avaient fait mourir le Christ. Ils ont l’audace d’annoncer : “Jésus est vivant… Dieu l’a ressuscité… Il a été exalté… Il est monté au ciel…” Et plus tard, saint Paul ajoutera : “Il vit par la puissance de Dieu.” Quand ils écriront les récits des apparitions, ils emploieront des mots différents, mais ce sera toujours avec la même conviction : “Jésus est vivant.” Ils témoigneront sans crainte de leur foi en Jésus Christ ressuscité. Rien ne pourra les en empêcher, ni la persécution, ni la torture ni la mort.

Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous croyons à la résurrection du Christ parce que les disciples y ont cru. Nous faisons confiance à leur témoignage. Leur vie et celle de millions de chrétiens a été totalement bouleversée et transformée par cet événement. C’est une grande joie pour chacun de nous et tous les chrétiens d’entendre que la mort n’a pas le dernier mot. En ce matin de Pâques, nous sommes tous invités à nous associer à cette joie et à la chanter. Oui, “Seigneur Jésus, tu es vivant, en toi la joie éternelle.”

Cette joie que le Christ ressuscité met en nous, il nous faut la rayonner et la communiquer autour de nous. Comme les apôtres et de nombreux témoins qui ont suivi tout au long des siècles, nous sommes envoyés pour annoncer cette bonne nouvelle dans le monde entier. Le Seigneur compte sur nous pour être porteurs de vie et de joie. Ils sont nombreux ceux et celles qui luttent contre la maladie, la souffrance physique ou morale, le désespoir. Ils ont besoin de nous pour retrouver le goût de vivre. Notre attention et notre amitié ne doivent pas oublier ceux et celles que la vie écrase. Un accueil, un pardon donné, une main tendue pour remettre debout peuvent provoquer un miracle de renaissance. Et, à travers tout cela, une parole qui témoignera de notre foi les aidera à rencontrer le Christ ressuscité.

Oui, fais de nous, Seigneur des ressuscités, des témoins de la Vie que tu donnes en plénitude. Donne-nous ta force et ta joie pour révéler aux plus pauvres la grandeur de ton amour.

LE CHRIST EST VRAIMENT RESSUSCITÉ D’ENTRE LES MORTS !

6 temps de prière pour accompagner les remontées diocésaines du Synode

Le Réseau Mondial de Prière du Pape propose, du mardi 19 avril et dimanche 24 avril, un outil pour accompagner la fin de la démarche synodale par 6 temps de prière.

L’occasion de se tourner vers le Seigneur pour se disposer à accueillir les premiers fruits (les 5 premiers jours) et rendre grâce (le sixième) pour ce qui a été vécu.

Infos et prières ici.

A Castanet, la première rencontre est prévue mardi 19 à 18h00 à la maison de la Fraternité.

Concert pour Goma Espérance le 22 avril

Concert vendredi 22 avril à 20h30 à l’Espace Jacques Brel de Castanet

L’association Goma Espérance organise un concert caritatif — Villeneuve Orchestral — vendredi 22 avril à 20h30 à l’Espace Jacques Brel à Castanet-Tolosan.

Les bénéfices de ce concert permettront à l’association de continuer à mener ses projets d’éducation et de formation professionnelle pour les enfants des rues de Goma (République Démocratique du Congo) et de contribuer à une mission éducative et d’échanges culturels entre la France et la RDC.

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